Livraison rapide offerte dès 60€ en France Métropolitaine

Une conversation avec

Clémence Dru

Elle nous accueille de sa voix douce, un grand sourire aux lèvres. Il fait gris aujourd’hui, mais on sait déjà qu’on va passer un bon moment chez Clémence, la co-fondatrice de Côme Editions. Clémence a fondé cette maison de prêt-à-porter féminin en 2015 avec son frère Matthieu. Côme, du grec Kosmos, signifie l’Univers, l’Équilibre et l’Harmonie. À l’image de l’appartement de la jolie créatrice, qui a le charme des lieux de vie parisiens typiques, twisté par une décoration colorée et joyeuse.


On y sent l’influence des voyages, le Sénégal notamment, pays de cœur de Clémence, ou encore le Japon pour certaines pièces minimalistes. De la poésie par les couleurs choisies et les motifs du papier peint, dans lequel on retrouve l’esprit rêveur de Côme Editions. Notre regard se pose sur les multiples objets plein d’humour, originaux et décalés et partout on découvre des petites touches de vert, par les plantes de toutes tailles disposées dans le salon et la salle à manger. S’ouvre alors une conversation, pendant laquelle Clémence nous raconte l’histoire de sa marque et partage ses réflexions sur l’avenir de la mode et sur la liberté de créer.


Bonjour Clémence, pouvez-vous nous parler de vous ?

Je suis la cofondatrice de Côme Editions. J’ai monté cette marque après avoir fait des études de stylisme modélisme, graphisme et brand management. Dans ma vie perso je suis mariée à Antoine et nous avons deux fils, Noah qui a trois ans et Joseph qui a un an.

Vous avez créé Côme Editions avec votre frère, avez-vous grandi dans une famille à l’âme créative ?

Oui. Nous sommes cinq frères et sœurs et nous avons toujours été encouragés par nos parents à faire ce que l’on voulait. Au final on a tous pris des chemins artistiques différents mais complémentaires, ce qui fait qu’on est souvent amenés à travailler ensemble. On a une sœur qui est scénariste réalisatrice dans le cinéma, deux frères qui travaillent dans la musique, l’un est producteur, l'autre musico-thérapeute, notre maman est photographe, sculpteur et écrivain; et notre père est publicitaire mais possède aussi une âme créative.

Où puisez-vous vos sources d’inspiration mode et déco ?

Un peu partout. J’adore regarder les gens dans la rue : leur allure, leur silhouette, leur style. Dans mes voyages aussi. J’ai adoré mon voyage au Japon par exemple, parce que j’aime beaucoup tout ce qui est architectural, épuré et minimaliste. Au Sénégal aussi je me laisse porter par les associations de couleurs et de motifs. En revanche je ne suis pas du tout les tendances. Moi j’aime les coupes et les silhouettes intemporelles, tout en mélangeant les genres et les styles. Dans la déco c’est pareil, je veux mixer !


« J’aime les coupes et les silhouettes intemporelles, tout en mélangeant les genres et les styles. »
|

Clémence Dru, co-fondatrice de Côme Éditions


Vous êtes connus pour vos jolies vestes brodées, quel a été le processus pour les créer, de l’idée à sa réalisation ?

C’est un projet qui est arrivé complètement par hasard. Mon frère et moi avons fait des études mais nous n’avions pas d’expérience professionnelle dans le secteur de la mode. Du coup nous avons toujours fonctionné à l’instinct. Je me réveille avec une idée et le soir même on la met en action. Pour les vestes brodées, je suis partie un jour au Sénégal pour un shooting de nos vêtements. J’avais une petite collection avec moi et j’ai vu des femmes broder des coussins pour la CSAO (une boutique d’artisanat africain vendu en France dont les fondateurs font partie de ma famille éloignée). J’ai proposé à ces femmes de broder nos vestes et j’ai tout de suite trouvé le résultat génial. À peine un mois après, on proposait à nos clientes de personnaliser leurs vestes. Avec du recul c’était un peu rapide, on avait vraiment besoin de peaufiner et structurer le projet, mais on s’est rendu compte qu’il y avait un engouement. C’est un projet qui nous tient vraiment à cœur, mais il est difficile à mettre en place car ces femmes ne sont pas brodeuses de formation, elles apprennent sur le tas parce qu’elles ont des vies très compliquées et que c’est une manière pour elles de s’en sortir. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui on ne fait plus que deux à trois prises de commande par an. On s’est rendues compte que les clientes voulaient de plus en plus mettre leur touche personnelle, en brodant par exemple le nom de leur amoureux ou un message familial. Elles créent aussi une interaction avec les gens dans la rue donc c’est des vestes qu’on aime beaucoup.



Comment avez-vous pensé la déco de votre intérieur et évolue-t-elle au fil du temps ?

Dans la décoration de notre appart on fonctionne beaucoup au coup de cœur. Donc peu importe le style de notre mobilier, on attend d’être totalement amoureux d’une pièce pour se la procurer et tant mieux si ça fonctionne bien avec le reste. Pour le mobilier j’aime bien ce qui a déjà vécu, comme des meubles vintage qui ont des choses à raconter. J’ai du mal à m’attacher au neuf, en dehors de la marque de déco de ma belle-sœur Sybille de Tavernost qui nous a offert quelques pièces. Sinon on a que des meubles chinés ou récupérés dans nos familles. Mon goût n’évolue pas tellement, je suis assez fidèle à ce que j’aime, et j’accorde une grande valeur sentimentale aux objets. Ceux qu’on a ici ont tous une symbolique.


« J’accorde une grande valeur sentimentale aux objets. Ceux qu’on a ici ont tous une symbolique. »
|

Clémence Dru, co-fondatrice de Côme Éditions


Du vert et de la couleur, quelle est la place accordée au végétal chez vous ?

J’adore la couleur verte, il y en a partout dans notre appartement ! Les plantes aussi, on en a de toutes les tailles. Je trouve que ça apporte une vraie présence, une vraie chaleur dans un intérieur. Et puis on s’y attache, car contrairement aux fleurs que j’aime beaucoup aussi, les plantes durent. C’est un peu des membres de la famille.


Comment avez-vous orienté votre choix de plantes et de pots By Charlot ?

J’ai choisi La Dorlotée, L’Élégante et La Délicate pour leur poésie, elles sont toutes les trois trop jolies. Mais aussi parce que j’ai un petit faible pour les ficus. J’adore cette plante et je sais qu’elle a des vertues dépolluantes et assainissantes donc ça me plaît d’en avoir chez moi. Et pour les pots je suis assez fidèle à ma palette de couleurs car j’ai choisi du vert d’eau, du bleu-gris et un rose cuivré qui s’accordent bien aux teintes choisies pour notre lieu de vie.


« J’ai choisi La Dorlotée, L’Elégante et La Délicate pour leur poésie, elles sont toutes les trois trop jolies »
|

Clémence Dru, co-fondatrice de Côme Éditions


Vos gestes green au quotidien, pro et perso ?

À la maison on trie, on mange bio et j’évite d’offrir des jouets en plastique à mes enfants. Au bureau, on a revu toute la marque il y a des mois pour qu’elle soit la plus responsable possible. On ne fait plus fabriquer de tissus, on utilise que des tissus existants, on fait produire l’intégralité de nos collections à Paris dans un petit atelier qu’on adore, on utilise des packagings éco responsables, biodégradables, compostables, et nos livraisons à Paris se font à vélo. Ce sont nos principaux gestes écolo friendly.

Quelles sont pour vous les difficultés et les joies d’une vie d’entrepreneur ?

Elles sont souvent liées. Je suis par exemple très attachée à ma liberté et mon indépendance qui n’ont pas de prix, en revanche ma vie professionnelle empiète souvent sur ma vie personnelle. Je peux être amenée à travailler très tard le soir et parfois le week-end, j’ai travaillé jusqu’à la fin de mes grossesses et je n’ai pas vraiment eu de congé maternité. C’est toujours un peu compliqué de trouver l’équilibre, mais je suis quand même très attachée à ma liberté…

Un désir pour l’avenir de la mode et de Côme Editions ?

La première chose qui me vient en tête c’est évidemment que le secteur de la mode devienne beaucoup plus éco responsable. Je suis optimiste car je trouve qu’il y a une vraie prise de conscience générale et que beaucoup de choses sont mises en œuvre. Il reste quand même des grands acteurs qui ont encore beaucoup de choses à faire mais dans l’ensemble c’est positif. Avec Côme j’ai envie de pouvoir continuer à créer librement. Quand je veux, comme je veux, et aujourd’hui c’est le cas donc j’espère que ça va continuer !


— Photographies et texte : Andrane de Barry

la sélection de clémence dru

La dorlotée

€29

L'élégante

€89

la délicate

€39

l'aventurière

€79