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Une conversation avec

Léa et Thomas
de la Maison Acacia

Pour cette nouvelle interview, By Charlot vous emmène au bord de la mer, à la découverte de Maison Acacia, une maison d’hôtes qui sent bon les vacances. Des planches de surf vintage accrochées au mur, des plantes qui s’épanouissent un peu partout, un patio ombragé réservé aux hôtes... Le décor est planté, nous sommes chez Léa et Thomas.


Ce couple touche à tout fourmille d'idées et enchaîne les projets. D’un petit café plein de charme à Saint-Ouen, à une première maison d'hôtes d’une chambre unique à Marseille, ils sont partis à la conquête de La Ciotat et se sont agrandis avec désormais plusieurs chambres à leur actif. Une conversation à bâtons rompus autour du Do It Yourself, de la douceur de vivre du Sud, et de cette aventure familiale et entrepreneuriale.


Bonjour Léa, Bonjour Thomas, parlez-nous un peu de vous et de votre parcours…

Léa : Bonjour, nous c’est Léa et Tom, nous sommes deux personnalités créatives. Nous avons des parcours liés à l’art car je suis moi-même photographe et Tom est décorateur. Au fil des années, nous avons créé ensemble des projets qui mettent en lumière des lieux de vie. Nous avons commencé par ouvrir un petit café dans les puces de Saint-Ouen, nous étions alors immergés dans l’univers des brocantes et antiquités. Ensuite nous avons déménagé dans le Sud et nous avons monté une maison d'hôtes qui s’appelait La Pinède. C'était notre premier lieu de réception dans le milieu hôtelier. Enfin nous avons ouvert ce lieu, Maison Acacia, qui est une guesthouse avec des codes hybrides. C’est un lieu de vie et de réception, qui mélange hôtellerie, restauration, boutique, et nous permet de recevoir nos clients dans les meilleures conditions.

Thomas, vos facultés en bricolage et DIY sont impressionantes. Qu’est-ce qui vous a donné le goût du travail manuel ?

Thomas : J’aime ça depuis que je suis tout petit, c’est quelque chose que mon père m’a transmis. Il a un toc, c'est de ne jamais jeter, ce qui fait qu’on stock beaucoup mais c’est un grand plaisir pour moi de ressortir des choses que j’ai stockées depuis 10 ou 15 ans. C’est moins sympa pour Léa, mais c’est vrai que j’adore recycler ou détourner, c’est très satisfaisant et cela coûte moins cher. Et maintenant je prends goût à apprendre ça aux autres, via des tutos ou des vidéos.


À ce propos, pour Maison Acacia vous faites de la récup, en partant d’objets et matériaux assez basiques pour ensuite les transformer de façon spectaculaire. C’est grisant de réaliser qu’avec peu de moyens on peut faire beaucoup, où trouvez-vous toutes ces idées ?

Thomas : Il y a beaucoup d’inspirations qui viennent de nos voyages, de choses qu’on voit et qui ne sont pas abordables donc on essaye de les retranscrire avec nos propres moyens. Quand on regarde la déco qui compose notre univers on a peu de pièces éditées ou signées, ce sont des éléments qui viennent de la grande distribution et qu’on mixe avec d’autres. Typiquement la table basse du salon c’est des bûches sur lesquelles j’ai mis des dessous de plats à tajine. La même table couterait un prix exorbitant dans une boutique référencée. Donc on veut vraiment faire notre propre sauce et l’agrémenter parfaitement avec les pièces que l’on souhaite avoir dans notre intérieur.

Léa : On a développé ça ensemble dans notre vie de tous les jours et durant nos voyages. Cette capacité à isoler et chiner des objets que l’on repère dans nos voyages et qui paraîtraient insurmontables à recréer. Mais nous n’avons pas de limites par rapport à ça. On sait tous les deux que rien n’est impossible. À partir de matériaux de récup, d’objets anciens, de pièces vintages, on peut redonner vie à des objets et les remettre au goût du jour. Pouvoir aussi les rendre fonctionnels et utilisables au quotidien, c’est quelque chose qu’on a toujours fait tous les deux et qu’on aime partager. C’est ce qui fait qu’on est un bon binôme dans la vie mais aussi dans le travail.


« Il y a beaucoup d’inspirations qui viennent de nos voyages, de choses qu’on voit et qui ne sont pas abordables donc on essaye de les retranscrire avec nos propres moyens. »
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Léa et Thomas, propriétaires de la Maison Acacia


Vous suivez des comptes de DIY et des tutos ou les idées viennent naturellement par habitude ?

Thomas : Ça dépend, parfois il y a des choses que l’on voit qui ont été réalisées et on se dit que c’est très cool mais qu’on peut le travailler différemment. Il y a des idées qui sont aussi purement inspirationnelles, qui nous viennent après une balade dans les calanques ou autres. C’est très varié. Mais je dois admettre que Pinterest est aussi une plateforme incroyable pour piocher des idées venues de plein de pays différents.

Léa : On aime les matières naturelles qui sont faciles à utiliser, comme le bois ou d’autres matériaux transformables. Tom a la capacité de couper, scier, raboter. On a pas vraiment de limites car il a un niveau en bricolage qui lui permet de fabriquer des choses. Donc c’est chouette d’avoir les idées sans la frustration de ne pas pouvoir fabriquer nous-même.

Thomas : Ça devient même un challenge pour nous. Par exemple, la table extérieure, on la voulait grande, belle et large, et le problème c’est que dans le commerce cela coûte vite très cher donc on a décidé de la faire nous-même.

Léa : On est parti d’une inspiration qu’on avait repérée dans un hôtel dans le désert. On ramène beaucoup d'idées de l’étranger. Ce n’est pas que la France ne nous inspire pas mais on a eu la chance de voyager dans des pays ou le DIY n’est pas une mode mais un style de vie. Dans certains pays de l'hémisphère sud par exemple, tout est fait de manière artisanale et audacieuse, ce qui nous influence beaucoup maintenant qu’on a vu qu’il était possible de faire de très belles choses à partir de pas grand-chose.


Vous communiquez beaucoup sur Instagram, comment gérez-vous vos réseaux sociaux ?

Léa : Sur Instagram on montre ce qu’on a envie de montrer, ce n’est pas toujours le reflet de notre réalité, c’est un peu le principe d’ailleurs. Mais c’est quand même une partie de notre quotidien, parfois je montre les failles du projet, les moments difficiles. J’essaye d'être un peu transparente mais ce n’est pas non plus le propos. Je ne suis pas là pour me confier à mes followers, mon but c’est de donner envie, d’inspirer, d’apporter du soleil -surtout cette année- mais sans être utopiste.

Thomas : C’est Léa qui gère cette partie-là. L’éditorial, le storytelling, etc.. On essaye à travers la production de contenu d’inspirer les gens, les faire voyager, s'évader, et de leur procurer du plaisir visuellement dans une période où on en a tous besoin.


D’ailleurs bien avant le début de la pandémie vous aviez décidé de quitter la capitale et de privilégier une meilleure qualité de vie. Qu’est-ce qui a motivé votre départ à l'époque et qu’avez-vous trouvé dans le Sud qui vous manquait à Paris ?

Thomas : Le départ s’est fait assez naturellement quand on a eu notre première fille Java. On s’est vite rendu compte qu’avoir de l’espace extérieur est un vrai plus pour faire grandir un enfant. Dans la région parisienne nous n’avions pas le budget. Mes parents ont une maison dans le sud donc nous avions envie de nous rapprocher d’eux.

Léa : Nous savions que nous avions envie de transformer l’essai de notre petit café de Saint-Ouen, en augmentant la surface du lieu afin de pouvoir recevoir, et on a trouvé à Marseille une maison qui nous offrait cette possibilité. Ce projet de vivre dans le Sud qui aurait pu prendre 2-3 ans a finalement pris 6 mois parce qu’on a trouvé La Pinède. Et pour Maison Acacia notre ambition était d’avoir avant nos 40 ans notre petit hôtel à nous. On s’est fixé des objectifs et le Sud nous offre ces possibilités là, pas seulement parce que les prix de l’immobilier sont plus raisonnables mais aussi parce qu’ici il y a beaucoup de choses à faire. C’est très inspirant. On vit dans une ville où les gens partent en vacances donc on est déjà dans un écrin qui s’y prête. Je suis d’origine méditerranéenne, c’est ancré en moi, je ne l’avais pas réalisé jusqu'à ce que je vive au bord de la mer. Finalement vivre ici c’est une chance qu’on mesure tous les jours.


À La Pinède vous aviez développé un concept original : chaque objet de la maison était en vente. Vous l’avez reproduit ici, pouvez-vous nous en parler davantage ?

Thomas : Cette idée nous est venue lors d’un voyage en Argentine, à côté de Salta. Nous étions logés dans un Boutique Hotel, dont le concept était normalement d’acheter le mobilier qui nous plaisait, comme son nom l’indique. Mais nous avons voulu ramener un bout de lit tapissé d’un tissu azteque et celui-ci n'était pas à vendre, donc on a trouvé ça dommage. C’est parti de ça, on a testé le concept dans notre café de Saint-Ouen et on a décidé de garder cette ligne directrice pour les autres lieux qu’on a créés.


Léa : C’est parti d’une envie personnelle. À défaut de piquer dans l'hôtel les objets que l’on aimait lors de nos séjours à l’étranger, on s’est dit qu’on voulait faire en sorte que ce soit possible de repartir avec un coup de cœur déco que pourraient avoir les gens en venant chez nous. C’est aussi un moyen pour nous qui sommes boulimiques de changement de renouveler le lieu, parce que si une pièce emblématique d’une des chambres est achetée, il va falloir la remplacer et cela nous permet d'éviter d’avoir un décor figé. C’est aussi un moyen de se renouveler, de créer du changement pour les clients qui nous sont fidèles, un nouveau contenu, et c’est une synergie qui est très agréable à vivre.

Thomas : On a des containers à Paris et Marseille, remplis de choses qu’on a ramenées de voyage, ou qu’on avait chez nous mais dont on a plus envie et qu’on sera ravis de retrouver dans 5 ans. On chine aussi beaucoup chez Emmaüs.

 Léa : Il y a le stock et puis il y a les pièces dont on ne veut pas se séparer parce qu’on y tient trop, parce qu’elles ont une valeur sentimentale. Mais en dehors de ça on est pas trop attaché à ce qui est matériel donc on hésite pas à remplacer ou modifier. C’est comme ça qu'on fonctionne, et grâce à nos containers on a notre petite brocante à nous.


« On était très sensibles à l'art de recevoir, avec le petit truc en plus, la petite déco qui va faire la différence. »
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Léa et Thomas, propriétaires de la Maison Acacia


La décoration a toujours fait partie de votre ADN ?

Léa : Moi oui car ma mère est décoratrice. Elle m’a transmis sa notion du beau et de l’art de vivre, notamment à travers l’art de la table. J’ai été éduquée dans ces valeurs là, mon père aussi avait adhéré à ces codes. Rien n'était laissé au hasard dans les maisons dans lesquelles j’ai grandi.

Thomas : De mon côté on était très sensibles à l'art de recevoir, avec le petit truc en plus, la petite déco qui va faire la différence. Le but étant de faire plaisir, d'étonner, de surprendre, et laisser des bons souvenirs.

 


Léa : Ces valeurs communes de bienveillance et de générosité on les partage, on les met aujourd’hui au service de nos projets comme si c'était nos amis qu’on recevait. On a toujours adoré ça et aujourd’hui c’est devenu notre métier. On essaye de donner une ambiance très familiale aux endroits que l’on crée.

Thomas : Et le meilleur compliment qu’on puisse nous faire c’est quand un client nous dit « Je me suis sentie comme chez moi ». C’est très gratifiant.

Parmi les plantes By Charlot, quelle est votre préférée, celle qui colle le mieux avec l’esprit de Maison Acacia ?

Léa : Moi je suis très inspirée par l'Amérique du Sud alors je me suis naturellement tournée vers les cactus et plantes grasses, qui sont très répandues dans la gamme By Charlot. On s’est aussi orientés vers les mots inscrits sur les pots, parce que clairement L’Audacieuse ou L'Aventurière nous évoquent notre projet. Le fait de monter ce projet avec deux enfants sans personne pour nous aider, ça a été une sacrée aventure. De l'audace, il nous en a fallu pour mener à bien ce projet culotté. Et Le Charmeur nous parle car nous souhaitons charmer nos clients par nos réseaux sociaux et notre façon de vivre, de façon authentique. Le charme fait aussi partie de notre couple, c’est un mot que j’aime beaucoup.

Thomas : Pour ma part j’ai accroché avec les pots. C’est Léa qui gère les plantes dans la maison et qui a un regard très avisé sur les plantes grasses qu’on aime avoir ici, mais de mon côté c’est le contenant qui m’a intéressé. J’aime le travail qui a été fait sur les pots, le fait qu’ils soient réutilisables car cela permet de les faire évoluer de mille façons différentes.



« J’aime le travail qui a été fait sur les pots, le fait qu’ils soient réutilisables car cela permet de les faire évoluer de mille façons différentes. »
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Léa et Thomas, propriétaires de la Maison Acacia



« Le Charmeur nous parle car nous souhaitons charmer nos clients par nos réseaux sociaux et notre façon de vivre, de façon authentique. »
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Léa et Thomas, propriétaires de la Maison Acacia


On en parlait tout à l'heure, vous donnez beaucoup de conseils à votre communauté, notamment sur la décoration et le DIY. Est-ce que c’est un moyen pour vous de créer un lien avec vos clients ?

Léa : Oui car c’est le premier contact qu’on a avec nos potentiels clients. C’est bien sûr un moyen de connexion avec tous ces gens qui adhèrent à nos valeurs. C’est une façon de s’exprimer, en créant du contenu et en le partageant. C’est un travail quotidien, j’y passe beaucoup de temps.

Thomas : C’est aussi un moyen d'échanger avec nos followers, eux nous font partager aussi leurs créations, c’est amusant. On prend soin de répondre à chaque personne, cela représente beaucoup de temps passé, mais ces échanges sont hyper intéressants.

Léa : Ça donne l’impression agréable à nos clients de nous connaitre un peu, de connaître nos enfants et donc d’avoir un abord moins formel. Les filles font partie de notre vie, de nos projets, on ne peut pas les occulter sur Instagram. C’est une partie de mon travail que j’aime développer, j’y ai pris goût et cela nous a ouvert des portes, comme cet échange avec vous aujourd’hui. Nous faisons des rencontres que nous n’aurions jamais pu faire autrement, donc à l’heure où tout le monde blâme les réseaux sociaux, pour nous c’est plutôt un gros avantage.


Pouvez-vous me décrire une journée type à Maison Acacia ?

Thomas : Alors clairement nous on a pas de journée type ! Enfin pas vraiment...

Léa : Notre seul rituel c’est de s’occuper des filles le matin, c’est pour ça qu’on ne sert pas de petits déjeuners ici, on veut se consacrer pleinement à elles. À partir de 9h on gère la logistique des chambres. Ensuite on se retrouve tous les deux autour d’un déjeuner. Puis moi je m’occupe de la communication et Tom se consacre plutôt à la partie structurelle et administrative. Quand on a terminé on prend parfois du temps pour nous, on va a plage, on part se balader sur le port ou dans les calanques avant d’aller chercher les filles. Sinon il y a des journées beaucoup plus décousues, où on va par exemple à Marseille pour des rendez-vous avec des fournisseurs. En ce moment on source beaucoup parce qu’on veut créer un petit concept-store au rez-de-chaussée de la maison. C’est très excitant parce qu’on rencontre plein d’artisans, on fait fabriquer des choses, c’est une partie que j’adore.

 Thomas : On source tous nos artisans de façon locale. C’est l’occasion pour nous d’échanger, de rencontrer, de partager. Et notre chance c’est qu’entre deux rendez-vous on peut aller manger une petite glace sur la plage, et ça c’est plutôt sympa. Vu que nos semaines et nos week-ends sont complètement déstructurés, on ne se sent pas du tout coupables ! On profite vraiment de notre vie ici.

 


Pour finir, pouvez-vous me donner trois petits ou grands bonheurs de votre vie à La Ciotat ?

Léa : Moi personnellement mon grand bonheur ici c’est de vivre dans un centre ville piéton. Pas seulement parce que je n’ai pas le permis, mais surtout parce que je peux ouvrir la porte de chez nous sans m’inquiéter de la sécurité de nos filles. Il y a beaucoup moins de stress, et c’est très doux de vivre près de la Méditerranée. Avoir une vie de quartier, croiser des commerçants, faire tout à pied. Vivre à échelle humaine, ça me rend beaucoup plus zen.

Thomas : Mon grand bonheur c’est de garder un eye-contact avec la mer au quotidien. Et puis vivre sur un port c’est particulier parce que c’est un endroit de passage, de retrouvailles, c’est un état d’esprit différent...

Léa : C’est vrai qu’on est assez nostalgiques du passé, dans la décoration et dans notre vision de la vie. Les ports ça a toujours eu un côté mélancolique, nostalgique. Un port piéton comme celui de La Ciotat est hyper agréable à vivre.

Thomas : Un autre grand bonheur : avoir troqué un footing sur l’ile Saint-Denis contre un footing dans les Calanques ! C’est incomparable. Et le fait de pouvoir aller partout à vélo… C’est une ville qui offre une belle qualité de vie. Sans oublier la lumière très particulière… Ce n’est pas pour rien que les frères Lumière ont inventé le cinéma à La Ciotat. Pour Léa qui est photographe c’est génial, avec la mer qui projette ses reflets d’argent sur la ville…


— Photographies et texte : Andrane de Barry

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